« Je n'ai toujours pas contracté la grippe alphanumérique mais, étrangement, je me sens en surcis sanitaire précaire. Mes journaux (radio, papier, télé, Internet) grouillent de virus. Contaminés, les discours de mes voisins, infectés, les mots de mes amis, contagieux, les propos de ma famille, fiévreux, les yeux des politiques, maladifs les commentaires des journalistes. Bouillons de culture dans les valises diplomatiques, quarantaines aux frontières... Des cordons sanitaires se tissent, des inconnus avancent masqués, les canalisations s'engorgent des litres d'eau savonneuse déversés dans nos lavabos, les mains sont ivres de solution hydroalcoolique, les poubelles débordent de tonnes de mouchoirs en papier. La vaccination devient, par principe de précaution, obligatoirement facultative mais sera bientôt facultativement obligatoire. Baisers interdits, effleurements proscrits, transports collectifs déconseillés, amoureux contre-indiqués, toléré le clin d'œil furtif derrière des verres fumés. Peut-on encore partager nos pensées ? Je me sens tout à coup harassé, fourbu, tendu, stressé, inquiet, angoissé. Je viens de tousser... Au secours, je suis foutu. »
mardi 6 octobre 2009
H1 touché, N1 coulé
« Je n'ai toujours pas contracté la grippe alphanumérique mais, étrangement, je me sens en surcis sanitaire précaire. Mes journaux (radio, papier, télé, Internet) grouillent de virus. Contaminés, les discours de mes voisins, infectés, les mots de mes amis, contagieux, les propos de ma famille, fiévreux, les yeux des politiques, maladifs les commentaires des journalistes. Bouillons de culture dans les valises diplomatiques, quarantaines aux frontières... Des cordons sanitaires se tissent, des inconnus avancent masqués, les canalisations s'engorgent des litres d'eau savonneuse déversés dans nos lavabos, les mains sont ivres de solution hydroalcoolique, les poubelles débordent de tonnes de mouchoirs en papier. La vaccination devient, par principe de précaution, obligatoirement facultative mais sera bientôt facultativement obligatoire. Baisers interdits, effleurements proscrits, transports collectifs déconseillés, amoureux contre-indiqués, toléré le clin d'œil furtif derrière des verres fumés. Peut-on encore partager nos pensées ? Je me sens tout à coup harassé, fourbu, tendu, stressé, inquiet, angoissé. Je viens de tousser... Au secours, je suis foutu. »
lundi 19 mai 2008
Le monde peut-il nourrir le monde ?
Pourquoi cette crise ?Prévisible, elle est la conséquence logique de notre inconséquence et va inéluctablement s'aggraver. Voilà des années que je lance des cris d'alarme et que je pose la question suivante : le monde peut-il nourrir le monde ? Sans doute pas ! Nous avons, fort heureusement, inventé les moyens de diminuer la mortalité infantile. Mais, ce faisant, nous avons créé une explosion démographique sans précédent. La planète n'est pas faite pour accueillir les neuf milliards d'êtres prévus pour 2050 et leur donner à manger en suffisance. D'autant moins que, pour nourrir ceux qui existent, l'homme a inventé des procédés qui ont déréglé la nature et l'ont rendue moins fertile. Pour installer ce surcroît de population, les villes s'étalent sur les terres les plus fertiles de la planète. On a le sentiment que le monde est devenu fou. Il demande à la nature plus qu'elle ne peut donner et se laisse entraîner par le goût de la découverte et du profit.
Pour lire la suite des propos d'Edgard Pisani, c'est ici.
lundi 3 décembre 2007
Le droit d'auteur
Philippe Lemoine, patron et penseur du Web.
mardi 3 juillet 2007
Elvis Perkins

jeudi 31 mai 2007
On your mark
"En 1994, après treize ans d’efforts, Hayao Miyazaki termine enfin la publication de son grand œuvre manga, Nausicaä de la vallée du vent, qu’il avait lui-même adapté au cinéma en 1984. C’est à cette époque que le duo de variétés pop-rock Chage & Aska, très populaire au Japon, propose au maître de l’animation de réaliser le clip de leur chanson On your mark. Les paroles sont assez vagues – pour ne pas dire assez bébêtes, d’après ce que l’on peut en lire dans une traduction anglaise. Pas grave, Miyazaki prend soin de ne pas s’y attacher et imagine une histoire futuriste, qui prend place dans un monde où l’atmosphère est irradiée par une catastrophe nucléaire, ce qui oblige les hommes à vivre sous un dôme, loin d’une nature devenue hostile."
mercredi 4 avril 2007
Mitsouko interview

PS : Je n'ai pas pu m'empêcher d'écouter leur meilleure chanson "Marcia Baila"
mardi 30 janvier 2007
Champion en sous-titres

